Compte rendu de la réunion du comité Mulhouse 178 du 24 février 2017

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Réunion du comité local Mulhouse 178[modifier]

  • 24 février 2017
  • 30 personnes présentes à la réunion
  • On accueille tout particulièrement les nouveaux venus au comité,

Et /dont

  • Sébastien Stoessel exploitant agricole GAEC et occupant de multiples fonctions dont à la Chambre d’Agriculture,
  • et Fatima Jenn, adjointe Maire de Mulhouse , conseillère départementale et en charge entre autres de la coordination de la politique de la ville, du volet cohésion sociale du contrat de ville.


Organisation, points de fonctionnement, vie du comité, actions à venir[modifier]

Location de la salle : attention le vendredi 10 mars la réunion est retardée à 20H elle se tiendra au Lerchenberg salle du Casino

Opérations passées[modifier]

On rappelle :

Les opérations de collage, le mercredi soir sur Mulhouse ; voir avec Jean Frédéric Baechler pour les suivantes

La retransmission la semaine dernière du meeting d’EM qui a attiré peu de monde au Bar Rouge… attention, pour la suivante à être plus nombreux sinon le bar qui ouvre spécialement pour nous risque de ne plus en être volontaire !!!

Opérations à venir[modifier]

Samedi 25 débutent les opérations sur la ruralité qui doivent se dérouler ensuite tout au long du mois de mars. On se répartit dans le comité sur deux actions, Dannemarie et Saint-Amarin.

Les kiosques sont arrivés, à voir lors de la prochaine réunion leur modalité de fonctionnement et les structures à mettre en place.

Samedi 25 retransmission au Bar Rouge du Meeting d’EM près de Limoges.

Formation à l’action de terrain[modifier]

La formation initialement prévue lors de cette réunion n’a pas pu avoir lieu faute de temps

On la reporte au 3 mars ;d’ici là le projet d’EM sera connu

On envisage ensuite de faire des ateliers projet (modalités à préciser par le national)


La ruralité[modifier]

Interventions de Sébastien S , Jérémy D, Patricia S et de plusieurs adhérents. Au total on parlera surtout agriculture, le problème de la ruralité, bien sûr, ne se limitant pas à cela…. Il faudrait parler aussi des campagnes, des désertifications, de l’aménagement du territoire, des déserts médicaux.. mais le temps aura manqué !

Les Normes[modifier]

Celles de France sont souvent plus strictes que les autres européennes ; ceci a un coût à la fois pour l’exploitant et au final pour la collectivité. Mais ceci confère aussi potentiellement à notre alimentation une sécurité  ; les normes permettent une amélioration de la qualité. Cependant elles ont un caractère fixe, et les contraintes liées en particulier au climat entraînent des pratiques parfois plus variables pour s’y conformer. Ce qui paraît outre les normes le plus pesant est les contrôles et la façon dont ils sont menés. Il existe un caractère punitif dans ces contrôles ( à la différence de ce qui se passe outre Rhin où l’abord est plus pragmatique) avec sanction immédiate si non conformité ( pénalité sur les aides PAC) ; rappel du rédacteur : EM a parlé dans ses propositions du droit à l’erreur face à l’administration, ceci pourrait il aussi s’appliquer dans ce domaine ?? Lors des contrôles, la réglementation qui est complexe est parfois, voire souvent, interprétée de façon variable. Les normes ne sont pas harmonisées selon les pays et dans le contexte des filaires longues avec exportation cela pose problème. Dans le même ordre d’esprit, un mot est dit sur les abattoirs ( métier très mal valorisé, difficile et mal payé avec des cadences extrêmes de travail) ; pas d’harmonisation des règles d’abattage entre les pays de l’UE Les grandes exploitations ont plus de facilité pour se conformer aux normes : envisager une harmonisation pour toutes les tailles. (Ou une convergence ?) On fait la remarque qu’il existe des outils de formation continue pour s’adapter et connaître les normes.

Rapport exploitant/ consommateur[modifier]

Les causes des crises sont multiples : climat, adaptation nécessaire aux nouvelles techniques par de l’investissement , mondialisation exagérée et volatilité des cours, aussi demande du consommateur de toujours avoir des prix au plus bas. Par ailleurs si la filière bio est en extension , le consommateur en demande toujours moins cher. La production de qualité ne peut pas être en accord avec la baisse continue des prix au consommateur. Il faut sensibiliser et responsabiliser le consommateur sur le coût réel des productions de qualité ( en particulier sur la filière bio) De même sensibiliser les collectivités ( cantines scolaires etc) pour accepter le coût de cette qualité qui est un investissement sur la santé des enfants On fait remarquer que certaines filières s’en sortent assez bien , par exemple en Alsace les producteurs dans les Vosges qui profitent à la fois du territoire et du tourisme. En Alsace pas de modèle standard de producteurs, mais une hétérogénéité des structures exploitantes et des modèles. Il y a nécessité de prendre en compte les particularismes locaux des territoires .


Le système de défiscalisation est parfois pervers ; en effet cela encourage des investissements à moyen ou long terme alors que la vie d’une exploitation est soumise à des contraintes extérieures ( climat, prix du marche…) imprévisibles au départ de l’investissement ; cela risque de conduire au surendettement.


Aurélie fait quelques remarques ; tout d’abord, il semble exister une dynamique des personnes consommatrices qui acceptent de payer plus cher la qualité et en particulier le bio. Il faut aussi plutôt différencier en agriculture « paysanne » « raisonnée » et industrielle, et favoriser au maximum cette agriculture paysanne. En faisant évoluer les pratiques des consommateurs, on accepte ainsi mieux les coûts plus élevés des pratiques de meilleure qualité, et on fait un investissement à long terme sur la santé des personnes.

Il faut intensifier la pratique du circuit court, ceci permet aussi d’avoir une relation directe avec l’exploitant et de le connaître .

On doit à terme réellement faire payer les services environnementaux réalisés par les agriculteurs.

(interaction avec les collectivités territoriales)

On a sans doute en France un retard sur les investissements par rapport à nos voisins

Il est évoqué le problème de la transmission des exploitations qui est difficile au sein d’une famille.

Au total, la valeur de la terre est immuable et commune à tout le monde. Le métier d’agriculteur traverse des crises multiples, mais peut être actuellement surtout une crise du moral, qui elle n’est pas directement indemnisable par des subventions. ( Liée aux conditions de travail, 365J/365, Horaires, … et mal rétribué, liée aux normes, aux impondérables associés ne permettant pas de se projeter à long terme , aux attentes des consommateurs toujours plus enclins à la qualité, mais à moindre prix…)

La question est posé à Sébastien de faire des propositions :

  • Aux USA il existe une sorte de système d’assurances en cas de mauvais rendement ou résultat, ceci pourrait être envisagé en France aussi
  • Harmonisation des normes au sein de l’UE (normes sociales et environnementales)
  • S’attaquer à la problématique de la volatilité des prix, et leur conséquence sur les investissements, aussi revoir la fiscalité
  • Mieux réguler le problème récurrent des marges entre producteur et distributeur


Sébastien nous aura dit au cours de la réunion qu’il est heureux de son travail et fier de son exploitation, alors même qu’il se dit soumis aux crises multiples qui affectent les agriculteurs et provoquent cette crise latente morale chez eux


En définitive[modifier]

La prochaine réunion est prévue le Vendredi 3 mars dans la même salle du Lerchenberg à 18H30 Cette réunion sera orientée sur la formation aux actions de terrain.


Merci encore à tous. Bonne semaine.

Thierry CL