Compte rendu de la réunion du comité Mulhouse 178 du 13 janvier 2017

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Réunion du comité local Mulhouse 178[modifier]

13 janvier 2017

25 adhérents sont présents : dont plusieurs nouveaux pour le comité Un tour de table préalable permet à chacun de se présenter.


Organisation, points de fonctionnement du comité[modifier]

La salle du Lerchenberg qui nous accueille est parfaite pour nos réunions ; nous remercions G.Gschwind pour avoir permis de la mettre à disposition du mouvement. Il est décidé de s’ y réunir pour les deux prochains débats : le 20 et le 27 janvier, un horaire plus gérable pour tous est défini : 18H30 /20H30

Comptage des adhérents du Haut Rhin

  • 27 décembre 775 dont 90 en comité
  • 10 janvier 967 dont 113 en comité

On rappelle le brunch des marcheurs du Haut Rhin organisé par EN Marche 68 le 22 janvier à 10h à l’hôtel Holliday Inn de Mulhouse ; une invitation a été envoyée à tous les adhérents du Haut-Rhin (attention parfois le courrier arrive en spam) ; une réponse est impérative avant le 16 janvier.

Le comité se structure et Thierry a demandé du soutien parmi ses adhérents. Ainsi, après que des personnes aient répondu par retour de mail et après discussion à la réunion :

  • Un responsable logistique pour le comité est désigné : JF Baechler, qui aura pour fonction et tâche de récupérer et dispatcher les tracts, goodies… en coordination avec Mathieu Dischinger, responsable logistique départemental ( est sur Munster)
  • Les actions de terrain seront coordonnées par Régis Kraemer, en possible aide avec Virgil Walter qui s’était proposé à cette fonction, mais absent ce jour.
  • Pour la communication, on rappelle que toute action , événement doit être si possible l’objet de photos, vidéos à envoyer directement à Gilles Martin qui s’occupera de les publier dans la page FB En Marche 68 ; Dimitri se propose de collaborer à cela en réalisant des photos ou vidéos.

Actions à prévoir[modifier]

  • Régis rappelle les actions prévues pour les deux WE à venir ; on débutera samedi en ville. les personnes intervenantes seront recontactées au besoin par Régis
  • Pas de tracts du national actuellement de disponible, on n’a pas le droit d’en imprimer soit même

Débat autour de la thématique « Santé »[modifier]

Les débats ont été intenses et occupé une large partie de la réunion ; les questions proposées par le national ont été examinées, sans que de réponses formelles n’aient pu être élaborées ; un compte rendu sur le thème abordé sera ainsi envoyé synthétiquement au national.

Les débats ont donné l’occasion à Philippe Lallemant, anesthésiste-réanimateur au CH Mulhouse d’exprimer son avis de praticien travaillant dans le secteur hospitalier public. Il a été aussi complété par Laurent chirurgien dans le secteur privé (clinique).

Plusieurs thèmes ont été abordés, la synthèse des débats est difficile tant ils ont été passionnés et vifs, voici quelques lignes directrices

La prévention[modifier]

La prévention est affaire de long terme et demande un courage des pouvoirs publics important

  • E Macron propose de mettre sur le terrain des étudiants en santé pendant 3 mois pour chacun dans le secteur de la prévention, ce qui permettrait d’y augmenter les personnels disponibles et permettraient aussi à ces étudiants de se former dans cette démarche de prévention et la mettre en exercice plus souvent ensuite dans leur profession respective. Cependant cela retirerait des effectifs en place dans les hôpitaux où des personnels déjà manquent …
  • Elle ne doit pas qu’être affaire du milieu médical, mais s’ouvrir à tous les acteurs de la vie publique (cf dangers liés aux additifs dans l’alimentation : antibiotiques, pesticides…) et ce malgré d’évidents lobbies qui veulent influer sur les habitudes alimentaires de la société (viande…)
  • On parle de prévention des accidents graves cardiovasculaires avec mise en place dans les écoles de manière obligatoire de formation aux gestes de premier secours
  • Par ailleurs une instauration d’éducation à la prévention (alimentaire, alcool tabac cannabis, etc) pourrait être instaurée à l’école, collège et lycée, sous forme de brefs, mais répétés cours sur l’alimentation et ces conduites à risque.
  • Voir aussi pour améliorer la prévention en valorisant les actes qui s’y rapportent


Le mode d’activité des médecins[modifier]

==== Rappel, rémunération des médecins ====
  • Soit salariés dans les hôpitaux et établissements relevant du secteur public ; où par ailleurs ils peuvent aussi y avoir sur une petite partie de leur temps une activité privée
  • Soit libéraux dans le secteur privé avec rémunération à l’acte ; ici encore selon une classification (secteur 1 remboursement intégral selon tarif sécu, secteur 2 dépassement honoraire plus ou moins pris en charge selon la mutuelle et son niveau de remboursement)

On peut et on doit pouvoir obtenir les tarifs de chaque médecin avant tout acte dans le privé (cf demander un devis). Le site Ameli.fr permet d’obtenir les informations à ce sujet, connaître le prix des interventions et des actes, et est une belle aide pour chacun.

Le tarif et la rémunération des médecins sont par exemple bien inférieurs à ceux pratiqués en Allemagne

La rémunération doit permettre une reconnaissance du métier par les actes réalisés, être acceptable pour la collectivité et en définitive être incitative pour l’exercice de la profession. L’enjeu majeur est avant tout la santé de la population française, et ce au sens large du terme « santé «  (cf charte d’Ottawa)


==== Remarques sur le fonctionnement du système ====

On rappelle que la logique d’E Macron est aussi de s’opposer aux corporatismes apparemment trop injustes, d’instaurer une cohérence où les mécanismes et logiques qui créent des sortes de rentes seraient abolis. La pratique de la médecine doit cependant être reconnue et rémunérée à sa juste valeur professionnelle, en fonction aussi des enjeux de santé publique que l’exercice de la médecine implique. Dans le secteur public hospitalier, on manque cruellement de personnel médical, ce qui risque déjà d’entraîner aussi une fuite des médecins dans le privé (attractivité financière et de mode d’exercice) On parle d’une ambiguïté, d’un certain paradoxe du système français : le médecin installé est libéral, fixe dans une certaine mesure son mode d’exercice et sa rémunération, alors que le système de remboursement est institué sur la base de la solidarité nationale (Sécurité sociale) et donc implique l’ensemble de la collectivité.


Le trou de la sécu : moins important cette année, mais au prix d’une rigueur budgétaire et d’un manque de moyens octroyés en particulier à l’hôpital Egalement, faut-il réellement mettre en avant la longueur des études médicales pour se donner le droit de pratiquer des honoraires « élevés », alors que les études sont en grande partie financées par la collectivité, qui elle-même paie soit par la sécu soit par la mutuelle qui rembourse les actes….. ?


Par ailleurs, E Macron propose le remboursement des soins dentaires, des matériels optiques auditifs à 100% ; On note que cela est déjà le cas pour les personnes bénéficiant de la CMUC, et donc pour les autres cela peut entraîner des coûts importants de soins. Cette mesure permettrait à tous réellement de se voir prise en charge ces soins.

Les déserts médicaux[modifier]

Difficile de tout rapporter…

A titre d’exemple, en Alsace, hors une bande bien pourvue en médecin partant de Wissembourg au nord jusque saint Louis au sud, on va vite se confronter à une « zone blanche » vers la plaine rhénane ou les vallées des Vosges. Ces déserts sont liés

  • au vieillissement des médecins installés et à leur cessation d’activité
  • à leur effectif globalement insuffisant,
  • rôle négatif du numerus clausus qui régule le nombre de médecins formés, mais en oubliant aussi que son effet n’est ressenti que 10 ans plus tard vue la longueur des études médicales,
  • que ce numerus est un instrument de régulation des postes pourvoyables à l’hôpital alors même actuellement que dans ce secteur public il manque cruellement de médecins (cf problème des rémunérations),
  • à la fermeture de certains petits hôpitaux ou de certains de leurs services en milieu rural
  • au manque d’attractivité de certaines zones
  • reste à définir ce qu’on appelle attractivité… (activité professionnelle isolée, territoire mal aménagé et / ou isolé, … ?)
  • On parle de maison de santé, qui pourrait agréger plusieurs professionnels de santé et favoriser leur installation en milieu rural ou isolé ou mal perçu par le corps médical ; ces maisons sont une formidable opportunité, mais doivent être mise en place dans les zones blanches et pas en territoire déjà pourvu en médecin

On évoque des possibilités pour que ces territoires mal pourvus soient mieux pourvus en médecin :

  • Contraintes et incitations sont nécessaires
  • Instaurer un contrat entre l’étudiant en médecine qui accepte à la fin de ses études de s’installer en zone blanche et ainsi lui financer une partie de ses études ? C’est déjà le cas, mais devrait l’être plus souvent et facilement proposé dans les facultés
  • Faciliter l’accès aux études de médecine à des personnes venant de milieux sociaux moins favorisés (ce qui aussi permettrait peut-être leur installation en zone plus difficile dont ils sont issus)
  • Contraindre plus directement les jeunes médecins à s’installer dans ces zones (à condition qu’ils soient en activité avec de plus anciens ayant plus d’expérience professionnelle) ?
  • Inciter financement ces installations ? rappel sur la tarification des actes qui pourraient être révisée aussi en fonction du mode d’exercice, (et en passant aussi mieux favoriser les actes de prévention)
  • On insiste à plusieurs reprises de la nécessité de revoir l’aménagement du territoire dans ces zones pour que le cadre de vie global y soit aussi attractif
  • On évoque une sorte de carte géographique d’incitation / contrainte d’installation en fonction des zones déjà bien ou mal pourvues en médecin…

Cela implique un diagnostic préalable des besoins locaux en médecin, ceci est déjà fait, il faut en majorer et optimiser son utilisation

  • Par ailleurs, si l’aménagement des territoires ruraux ou périphériques urbains est absolument nécessaire pour redonner de l’attractivité à certaines zones, on souligne que le médecin peut aussi habiter hors de sa zone d’exercice professionnel (et s’y rendre quotidiennement, à condition que les transports soient facilités…)

Thèmes autres[modifier]

Aide à mourir dans la dignité (Loi Léonneti et suivantes), importante vu le vieillissement annoncé de la population GPA, PMA. On attend pour ces thèmes une prise de position du candidat E Macron. Il s’agit de sujets de société importants et qui méritent à eux seuls un long débat, le temps aura manqué ce soir.

En définitive[modifier]

Une prochaine réunion est prévue le Vendredi 20 janvier dans la même salle du Lerchenberg à 18H30 sur le thème de l’Europe On peut déjà prévoir pour la réunion du 27 janvier d’aborder les thèmes ECOLOGIE/DEVELOPPEMENT DURABLE .

Merci encore du temps donné et de l’implication dans des débats qui auront soulevé plus de questions qu’ils n’en auront apporté de réponses bien unanimement exprimées.

Thierry CL